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La mobilisation de la presse indépendante, la politique menacée sur les réseaux sociaux et la surmédiatisation d’Elon Musk

Si certains médias ont volontairement fait office de marchepied, voire de tremplin, dans l’ascension au pouvoir de l’extrême droite, d’autres entendent construire la digue malgré un rapport de force inégal.

  1. FORMATS (Médianes) — Alors que le pays s’engage dans une séquence électorale incertaine et aux conséquences potentiellement dramatiques, certains médias se sont réorganisés afin d’offrir à leurs lecteur·ices des ressources et outils pour appréhender les semaines à venir. Nous avons répertorié pour vous les initiatives et formats mis en place par des dizaines de rédactions.
  2. DIVERSITÉ (Blog de Mediapart) — Comment lutter contre les discriminations dans la presse quand les instances officielles elles-mêmes dressent des murs ? Six associations dénoncent les conditions d’attribution imposées à certain·es journalistes lors de l’attribution de la carte de presse : Voile interdit, utilisation du nom de naissance de journalistes transgenres … Elles appellent la CCIJP à changer ses pratiques.

    PS : Il y a deux semaines nous publiions cette interview avec Rémi-Kenzo Pagès, porte-parole de l’AJAR (Association des Journalistes Antiracistes et Racisé·e·s), l’une des associations à l’origine de la tribune.

  3. JOURNALISME (404 Media) —Adapter sa stratégie éditoriale aux désirs de Google ? Une fausse bonne idée pour 404 Media — et on ne peut qu’être d’accord — qui constate qu’à chaque post sur X publié par Elon Musk, les articles aux titres racoleurs se multiplient. Des formats souvent peu fouillés, mais qui ont l’avantage d’être bien référencés par le moteur de recherche et — surtout — cliqués.
  4. TECH (Apple Insider) — Parfois, les médias parviennent à faire entendre leurs intérêts auprès des GAFAM. C’est ce qui s’est passé avec Apple qui préparait une nouvelle fonctionnalité pour Safari permettant de masquer certaines parties d’un site, dont la publicité. Une option qui a visiblement été abandonnée après la protestation de médias français et britanniques qui estimaient que la firme pourrait fragiliser leur modèle économique.
  5. IA (New York Times) — Si certains médias font au moins l’effort d’élaborer des chartes sur leur usage de l’IA, d’autres trompent volontairement leurs lecteur·ices. C’est le cas de BNN Breaking qui proposait des articles signés par des journalistes soi-disant reconnu·es et lus par des millions de lecteur·ices. Mais ses contenus étaient générés avec une IA et l’identité des journalistes était totalement usurpée.

    PS : Découvrez les chartes élaborées par plusieurs médias concernant leur utilisation de l’intelligence artificielle.

  6. CONSOMMATION (NiemanLab)N’aurait-on pas tendance à surestimer notre consommation de l’information ? Spoiler, la réponse est oui. C’est ce que révèle cette étude sur laquelle s’est penché le Nieman Lab. Les chercheur·euses se sont servis d’un tracker permettant de mesurer la consommation « réelle » des sondé·es, plutôt que de se baser exclusivement sur leurs déclarations.
  7. RÉSEAUX SOCIAUX (Télérama) Par défaut, Meta cessera de proposer du contenu « politique » aux utilisateur·ices de ses plateformes. Une décision qui interroge, notamment en cette période électorale cruciale dans laquelle les médias devraient jouer un rôle important plutôt qu’être invisibilisés. De plus, aucun élément ne permet de déterminer les sujets qui seront qualifiés de « politiques » par la firme.
  8. JOURNALISTES (Poynter)Taylor Six, journaliste américaine, produisait un guide à destination des journalistes couvrant l’addiction … avant de se rendre compte que de nombreux·euses journalistes étaient eux·elles-mêmes concerné·es. Elle a donc créé un réseau d’entraide, le Journalist Recovery Network, dans le but de partager des ressources ainsi que des témoignages de confrères et de consœurs.
  1. IMPACT (Disclose) — Pierre Leibovici, journaliste chez Disclose, raconte dans ce post LinkedIn comment le média d’investigation « recense les échos » de ses enquêtes. Pour ce faire, l’équipe se sert par exemple de Google Alertes ou de ChatGPT. Un travail minutieux qui permet à ses lecteur·ices de mieux comprendre l’importance des dons qui financent le média.
  2. IA (The Verge) — Demandez à l’IA de Google si vous devriez ajouter de la colle dans votre pizza et elle vous répondra sans broncher qu’il s’agit d’une excellente idée. Katie Notopoulos, journaliste chez Business Insider, s’est donc amusée à publier sa propre recette d’une « pizza à la colle ». Résultat : l’IA — qui semble avoir un peu de mal avec le second degré — recommande désormais de suivre sa recette ! Preuve que l’outil reste facilement influençable.