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Get Training to Transform Your Media Outlet

You never stop learning. From journalist to project manager: no one knows how to do everything right from the start. Continuing education is the only way to stay ahead of the curve, especially in the media, where tools, formats, and audiences are constantly changing.

Se former, c’est rester en mouvement. Nourrir sa curiosité, refuser de se figer autour d’un diplôme, d’une expérience, d’un poste. Je crois que nous avons toutes et tous besoin d’apprendre, tout au long de notre carrière, et pas seulement au début. C’est une nécessité, et c’est bien pour cela que c’est aussi un droit : une obligation légale, prévue par le Code du travail, pour tout employeur. Mais elle se heurte à ses propres limites. Son accès reste traversé d’inégalités, selon le sexe, l’âge, la nationalité, ou le niveau de qualification de la personne.

Dans le monde des médias, se former n’est pas moins nécessaire. Pour suivre son époque et ses tendances, d’abord. Mais aussi lorsqu’on lance ou développe son média. Avoir une idée éditoriale précise est essentiel. Avoir des compétences en droit, gestion, recrutement, management ou technique l’est tout autant.

La bonne nouvelle : créer un média, et le faire vivre, ça s’apprend. Et même, ça doit s’apprendre ! Parce que c’est une vraie nécessité, et pas un luxe pour faire joli sur le CV ; parce que cela permet de s’inscrire dans un collectif et de sortir d’une approche entrepreneuriale autocentrée; et parce que se former doit se faire dans la durée. C’est se donner les moyens d’évoluer et de faire évoluer son projet dans le temps.  

Pas besoin d’être déjà expert·e en tout, tout comme l’expérience de terrain, seule, ne donne jamais une vision d’ensemble du projet que nous voulons porter. Vous aurez besoin de temps, d’envie et parfois de moyens suffisants pour construire un projet média dans les meilleures conditions. De la vidéo YouTube au programme d’incubation de plusieurs mois, les solutions sont diverses et variées et permettent de s’adapter à vos contraintes. 

De la nécessité de se former 

Rien n’est jamais acquis. Un métier change, ses outils aussi, et rester à jour est une nécessité, quel que soit le secteur. Et c’est, je trouve, ce qui est excitant : nous ne sommes jamais cantonné·es à notre métier de départ. Face à des compétences qui manquent, une question se pose pour les structures : les chercher à l’extérieur, en recrutant, ou les faire grandir chez les personnes déjà là ? 

Dans un article consacré à la formation professionnelle, la Fondation Jean Jaurès s’interroge : « Pourquoi ne pas imaginer de mettre à jour les compétences des salarié·es d’une entreprise, pour leur faire acquérir de nouveaux savoir-faire et actualiser ceux qu’ils ont déjà ? » Former plutôt que recruter, c’est valoriser ce que les personnes en poste apportent déjà, plutôt que les mettre en concurrence avec un profil extérieur supposé « prêt à l’emploi ». La connaissance du terrain, de l’équipe, du projet, a une valeur propre, qui ne s’importe pas. 

Se former, c’est aussi une manière d’apprendre des autres : une newsletter, un tutoriel vidéo, un podcast spécialisé, une masterclass gratuite, ou des formats plus structurés comme une formation courte, un programme long, une incubation. Peu importe la forme, il y a toujours, quelque part, un partage de connaissance. 

Je crois très fort en cette idée de se nourrir les un·es des autres, de partager ce que nous savons et nos doutes, plutôt que d’apprendre de façon isolée. Nous avançons d’ailleurs souvent mieux à plusieurs, en inter-entreprises, avec d’autres pairs ou porteur·euses de projet, ou en intra-entreprises, avec notre équipe, des formateur·ices et des expert·es du secteur. Se former à plusieurs, c’est se donner les moyens de faire émerger des questions que nous ne nous serions pas posées seul·es. Jouer collectif, ça commence aussi par là !

Je crois aussi que se former est nécessaire pour prendre du recul sur son projet. Nous avons souvent la tête dans le guidon, pris·es par l’urgence de trouver des financements, de sortir son numéro à temps, de tenir le cap coûte que coûte. Dans nos formations, à destination des porteur·euses de projet et dirigeant·es, une question revient souvent, celle que nous leur posons avant même qu’ils et elles rejoignent une promotion : pourquoi maintenant ? Se former, c’est accepter de ralentir un instant pour mieux avancer ensuite.

Cela dit, la formation ne suffit pas à tout résoudre. Un contexte politique, social ou économique compliqué ne se compense pas par une bonne formation, aussi bonne soit-elle. Elle donne les moyens d’agir sur ce qui dépend de nous. Pas sur le reste.

Et dans les médias ?

Dans les médias, cette nécessité se vérifie chaque jour. Les outils changent, les formats aussi, les contrats de lecture avec le public ne cessent d’évoluer : s’en informer ne suffit pas, il faut aussi s’y former, sous peine de prendre du retard sur des mutations qui, elles, n’attendent pas.

C’est le cas de l’IA générative, qui s’est imposée dans les rédactions : selon la dernière enquête État des médias de Cision, menée auprès de près de 1 900 journalistes dans 19 pays, 79 % d’entre eux en utilisent aujourd’hui, contre 53 % un an plus tôt. Le live journalism, les podcasts immersifs, les formats incarnés sur les réseaux redessinent la manière de raconter. Et l’audience elle-même se déplace : selon le Digital News Report 2026 du Reuters Institute, une majorité de personnes s’informe désormais davantage via les plateformes que par les médias eux-mêmes.

Concrètement, se former, ça peut vouloir dire lire, suivre, s’abonner, regarder. Des rapports, comme le Digital News Report, sur les pratiques liées à l’info en ligne. Ou ceux de la Knight Foundation et du FT Strategies sur les médias des jeunes générations. Des vidéos YouTube, des podcasts comme l’Atelier des médias sur RFI, des émissions comme celles d’Arrêt sur images, sur la manière dont les médias traitent l’actualité. Des voix qui font de la veille : Jean Abbiateci, fondateur de la newsletter Bulletin, ancien rédacteur en chef adjoint du Temps et d’Heidi.news en Suisse ; Maxime Loisel, consultant média, pour une veille sur les innovations numériques dans les médias. Des newsletters spécialisées : celles de Médianes (évidemment), celles de Splice ou du Nieman Lab… S’en informer ne suffit pas : il faut aussi le traduire en pratique !

Se former veut dire aussi prendre le temps de regarder ce qui se fait ailleurs, hors de France ou hors du secteur, pour s’en inspirer. Et, pour aller plus loin encore, des formations : courtes, longues, en incubation, hybrides, en présentiel ou à distance. Les moyens de se former sont multiples. 

Se former avec ses pairs est aussi une bonne façon de progresser ensemble. Chez Médianes, ça prend la forme d’une session de trente minutes le lundi, sur des sujets qui touchent notre quotidien : créer un média papier, construire un modèle économique, définir des référentiels de KPI, mais aussi affiner nos processus d’édition ou travailler notre prise de parole. Chacun·e peut proposer un sujet, et c’est la personne qui en a l’expertise qui l’anime.

À cela s’ajoute un point de veille hebdomadaire, pour partager et discuter ensemble des sujets qui ont retenu notre attention. Une bonne manière d’apprendre ensemble, de sortir de sa bulle de filtre… et de découvrir les centres d’intérêt de ses collègues !

Reste une question, dès qu’il s’agit d’une formation : celle du financement. Des solutions existent, selon les profils. En voici quelques-unes : les salarié·es, vers leur OPCO (opérateur de compétences des entreprises), qui prend en charge une partie ou la totalité d’une formation selon le secteur. Les journalistes indépendant·es, vers le fonds pigistes de l’AFDAS. Les personnes en recherche d’emploi, vers France Travail. Les porteuses et porteurs de projet éditorial, vers des bourses comme celles de la SCAM. Et les autres indépendant·es, vers leur fonds d’assurance formation. Encore faut-il les connaître, et s’y prendre à l’avance.

De créer un média à le gérer : personne ne sait tout faire en arrivant

Les écoles de journalisme enseignent la déontologie, à trouver le bon angle, les pratiques d’audience : en somme, comment bien travailler dans un média. Rarement comment en lancer un.

Et pourtant, personne ne sait tout faire en arrivant. Créer un média, c’est apprendre à le penser dans son ensemble, au-delà de son métier d’origine. D’un côté, les fonctions supports, le management, les RH, la gestion, trop souvent relégués au dernier rang des priorités, alors qu’ils sont essentiels à la viabilité du projet. Ce ne sont pas des compétences innées. Et si, plutôt que de devenir manageur·euse ou dirigeant·e par défaut, nous nous formions à l’être ?

De l’autre, l’éditorial lui-même, qui gagne à ne pas rester isolé du reste. Si vous nous connaissez un peu, vous nous avez sans doute déjà entendu parler de la vision produit : c’est ce que nous défendons chez Médianes, faire dialoguer l’éditorial, le design, le marketing et la technique, plutôt que les cloisonner. Se former à ce qui entoure son métier d’origine, plutôt qu’à lui seul, c’est se donner les clés de sa propre indépendance.

Nous essayons de mettre en pratique cette vision dans tout ce que nous faisons, à commencer par notre parcours de formation : Créer un média, pour poser les bases d’un projet et construire un média qui tienne, et le Programme Médianes, pour se consolider et changer d’échelle. Deux formations pensées pour affronter ensemble des défis que les médias indépendants rencontrent souvent seuls.

Ces deux formations couvrent, chacune, tout ce qu’il faut maîtriser pour faire vivre un média dans la durée, et de manière viable. Après quatre éditions chacune, et plus de 62 porteuses et porteurs de projet accompagné·es, une intuition se confirme : il existe un vrai besoin d’espaces pour se retrouver et se former ensemble.

Nous essayons de construire la même chose dans les écoles de journalisme, où nous animons un module Créer un média : montrer que ce n’est pas hors de portée, à condition de se saisir de ces domaines, par soi-même ou avec d’autres.

Alors oui, passer de journaliste à expert·e en comptabilité, c’est possible : à condition de se former. Nous croyons que c’est l’une des façons les plus concrètes d’avancer, et que dans un secteur qui bouge aussi vite que les médias, ça compte double. Nous préférons, chaque fois que possible, le faire à plusieurs. C’est ce que nous essayons de construire, formation après formation, avec celles et ceux qui nous rejoignent.

👀 Vous voulez créer un média, ou passer un cap avec le vôtre ? Les inscriptions sont ouvertes !

Notre formation Créer un média accompagne les projets à tous les stades, de l’idée jusqu’à l’étape suivante. Une méthode conçue pour ne pas avancer seul·e.

Quand ? Du 13 octobre au 3 novembre 2026, les mardis et mercredis.
À partir de 1 500 € HT, prise en charge possible (France Travail, OPCO).

Inscriptions jusqu’au 22 septembre en cas de financement externe, jusqu’au 12 octobre en individuel. Toutes les infos et inscriptions

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